Les épisodes caniculaires de 2025 et 2026 ont confirmé une évolution durable des comportements touristiques : transformation des flux, des attentes des visiteurs et des conditions d’accueil. Pour aider les offices de tourisme et les entreprises à anticiper ces nouvelles réalités, à informer et adapter concrètement l’expérience client, nous lançons des formations-action pour les destinations littorales et de montagne.

La météo change le choix des vacances

Les épisodes de canicule des étés 2025 et 2026 ont confirmé un changement durable pour le tourisme français. Des phénomènes autrefois ponctuels influencent désormais les comportements de réservation, le choix des destinations et l’organisation de l’accueil touristique.

Selon notre baromètre annuel, 63 % des Français se disent influencés par la météo dans le choix de leurs vacances et 42 % sont prêts à changer de destination si les conditions ne leur conviennent pas pendant trois jours consécutifs. Cette météo-sensibilité pèse directement sur l’activité des entreprises touristiques : niveau des réservations, taux d’annulation, consommation sur place, fréquentation des activités de plein air, satisfaction et fidélisation des clientèles.

Le changement climatique devient un enjeu central de stratégie territoriale, d’attractivité et de compétitivité pour les destinations

Sur le littoral : davantage de fréquentation, mais aussi davantage de pression

Le littoral bénéficie directement de la recherche de fraîcheur estivale. Cette tendance, parfois qualifiée de « coolcation », redistribue les flux vers les façades maritimes et les territoires disposant de plans d’eau.

Mais cette attractivité renforcée s’exerce sur des espaces déjà fortement fréquentés en juillet et en août. Elle accentue la pression sur les parkings de plage, les sentiers littoraux, les embarcadères, les liaisons insulaires, les sites naturels sensibles, les capacités d’hébergement, la ressource en eau et la gestion des déchets.

Les territoires littoraux sont parallèlement parmi les plus directement exposés aux effets physiques du changement climatique. La France compte environ 20 000 kilomètres de côtes et près de 20 % du littoral français est aujourd’hui en recul. L’érosion côtière, la montée du niveau de la mer et les risques de submersion modifient progressivement les conditions d’accueil, d’aménagement et de fréquentation.

Ces évolutions s’inscrivent dans les trajectoires nationales d’adaptation au changement climatique et dans un cadre réglementaire renforcé. À l’horizon 2050, le Cerema estime que 5 200 logements, dont 2 000 résidences secondaires, ainsi que 1 400 locaux d’activité pourraient être affectés par le recul du trait de côte.

Dans ce contexte, l’office de tourisme occupe une position charnière. Premier point de contact avec les visiteurs, il doit répondre à des questions très concrètes : la plage est-elle ouverte ? Peut-on se baigner ? Quelle est la qualité de l’eau ? Que signifie une vigilance vagues-submersion ? Où se garer ? Où trouver de l’ombre ? Quelle alternative proposer en cas de fermeture ou de saturation d’un site ? La capacité de l’office de tourisme à transmettre une information fiable, rassurante et cohérente devient ainsi un enjeu direct de qualité de l’expérience, de sécurité des visiteurs et d’image de la destination.

En montagne : une nouvelle attractivité estivale à organiser

Les territoires de montagne sont eux aussi directement concernés. L’adoucissement des hivers réduit progressivement l’attractivité des stations reposant principalement sur les activités de neige, tandis qu’une clientèle estivale en quête de fraîcheur se développe. La canicule, les feux de forêt et les inondations figurent parmi les principaux facteurs de risque climatique pesant sur l’activité touristique. À cela s’ajoutent des enjeux propres aux massifs : chaleur en vallée, baisse ou variabilité de l’enneigement, tension sur la ressource en eau, risques naturels, fragilisation de la biodiversité et nécessité de diversifier l’offre vers un tourisme quatre saisons.

La recherche de fraîcheur représente donc une opportunité de fréquentation pour certaines destinations de montagne, mais elle crée aussi de nouvelles exigences. L’arrivée de clientèles parfois peu familières de la montagne augmente les besoins d’information, d’orientation, de prévention et de sécurisation des pratiques.

Les offices de tourisme doivent notamment anticiper les questions liées aux horaires de départ, aux itinéraires sensibles, aux orages, aux restrictions d’eau, aux risques d’incendie, à la saturation des sites, aux lieux frais, aux points d’eau et aux alternatives en cas de fermeture ou de conditions défavorables.

Dans ce contexte, l’office de tourisme joue également un rôle central : 1er interlocuteur des visiteurs, relais des vigilances météorologiques et animateur du réseau local de socio-professionnels. Sa capacité à adapter les conseils de séjour et à coordonner des messages fiables contribue directement à la qualité et à la sécurité de l’expérience touristique.

Ne plus improviser face aux épisodes climatiques

Pour les destinations de mer comme de montagne, l’enjeu n’est plus seulement de réagir à des événements exceptionnels. Il s’agit désormais d’anticiper des situations appelées à devenir plus fréquentes et de préparer les équipes, les professionnels et les partenaires locaux.

Cela suppose de partager un langage commun, de sécuriser les sources d’information, d’harmoniser les messages, d’identifier les alternatives à proposer aux visiteurs et de clarifier les rôles de chacun avant la saison. C’est précisément l’objectif des nouvelles formations-action proposées par Protourisme.

Passer du constat aux outils opérationnels

Ces nouvelles formations ne se limitent pas à sensibiliser au changement climatique. Elles permettent aux participants de construire des réponses directement mobilisables avant et pendant la saison.

Les objectifs sont concrets :

  • comprendre les effets du changement climatique sur la destination et les clientèles ;
  • sécuriser l’accueil et fiabiliser les informations transmises ;
  • adapter les conseils de séjour, les parcours visiteurs et les horaires ;
  • harmoniser les messages de l’office de tourisme et de ses partenaires ;
  • clarifier les rôles, les circuits de validation et la coordination locale ;
  • produire une feuille de route opérationnelle.

Chaque session aboutit à des livrables prêts à l’emploi : fiches réflexes, scripts d’accueil, messages visiteurs, carte des vulnérabilités, kit partenaires, tableau de bord, RACI simplifié ou plan d’action à six mois.

3 formations pour 3 cibles : offices de tourisme et entreprises touristiques

Les programmes sont déclinés pour trois publics, avec des contenus adaptés à leurs missions.

Deux formules selon votre disponibilité et ambition

La formule courte : préparer rapidement la saison ou pour les entreprises de moins de 10 salariés

Le format court comprend deux demi-journées en distanciel, soit sept heures de formation.

Il est recommandé aux structures qui souhaitent rapidement partager un langage commun, sécuriser les réponses apportées aux visiteurs et produire leurs premiers outils.

Tarif indicatif : 1 250 € HT la session, hors frais éventuels.

La formule longue : construire une démarche de destination ou pour les entreprises de + de 10 salariés

Le format long se déroule sur deux jours consécutifs en présentiel.

Il permet d’aller plus loin : diagnostic partagé, cartographie des vulnérabilités, scénarios d’accueil, parcours visiteurs adaptés, coordination des acteurs et feuille de route à six mois.

Tarif indicatif : 2 500 € HT pour deux jours, hors frais de déplacement.

Les formations sont organisées en groupes restreints et participatifs, avec un maximum de cinq participants par session

Préparer la saison 2027 dès maintenant : des contenus adaptés à chaque territoire

Les formations sont préparées à partir des réalités de chaque destination : organisation locale, sites sensibles, activités proposées, clientèles, questions récurrentes et partenaires à mobiliser.

  • La déclinaison littorale intègre notamment les enjeux de baignade, de submersion, d’érosion, de saturation des plages et de gestion des flux.
  • La déclinaison montagne aborde la chaleur, les risques naturels, l’eau, l’évolution de l’enneigement, les activités estivales et l’adaptation quatre saisons.

L’adaptation climatique devient un enjeu d’accueil, de satisfaction client, de coordination territoriale et de compétitivité. Former les équipes et les professionnels permet de ne plus improviser face aux épisodes climatiques, mais de disposer de messages partagés, de réflexes fiables et d’alternatives déjà identifiées.

Découvrez les programmes détaillés et choisissez la formule adaptée à votre destination dans notre catalogue de formation en ligne.

contact : Virginie GENDROT virginie.gendrot@protourisme.com

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