UE : une réouverture progressive des frontières

Publié le 10.06.2020

La réouverture partielle et progressive des frontières extérieures de l’Union Européenne est un impératif.

« Les Européens doivent pouvoir circuler. 80 % de la clientèle étrangère en France est une clientèle européenne. Les déclarations de certains ministres européens qui ont déconseillé à ses ressortissants de venir dans l’Hexagone, se sont traduites par une série d’annulations : 50 à 70 %, des clientèles néerlandaises, britanniques et allemandes. Chaque pays cherche à retenir ses ressortissants pour que les dépenses se fassent dans leur pays. C’est une très mauvaise chose pour la France, mais les déclarations de nos gouvernants il y a un mois n’ont pas favorisé les choses et les pays Européens ont utilisé ces déclarations pour dissuader leurs ressortissants de venir en France. »

« Il y a à peine un mois, le ministre de la santé et l’ensemble du gouvernement avaient indiqué qu’il n’était pas souhaitable pour les Français de réserver leurs vacances, que les frontières risquaient d’être fermées vis-à-vis des pays européens. Quand Boris Johnson parle de quatorzaine, ce n’est pas anodin. Il souhaite que les britanniques n’aillent pas dépenser leur devise en France, en Italie ou en Espagne. Derrière ces mesures, il y a aussi une guerre économique, et il ne fallait pas de notre côté en rajouter pour donner des arguments en notre défaveur. On sait que les frontières européennes seront ouvertes. Il faut rassurer les clientèles. Les mesures de déconfinement ont malhereusment toujours un temps de retard sur l’épidémie, en pénalisant les professionnels du tourisme.  Les règles imposées aux restaurateurs, qui ont déjà l’habitude de gérer les règles sanitaires, sont inadaptées. Autre exemple, on donne des règles complètement absurdes aux colonies de vacances, alors que dans le même temps, il n’y a aucune distanciation sociale dans les trains ou dans les avions. Aujourd’hui, le secteur du tourisme est un vrai grand malade du Covid, qui a été sous l’assistance respiratoire des aides de l’État et qui se remet doucement. Nous avons un grand retard de réservations et il est indispensable que l’on clarifie les choses et que l’on permette à nos concitoyens, mais aussi aux clientèles étrangères d’aller dans les hébergements de vacances. »

Pour cela, il faut ouvrir, libérer les choses. On est en fin de pandémie, les professionnels du tourisme ont mis en place des protocoles, qui pour certains ne sont toujours pas validés, alors que cela fait deux mois qu’il y a des commissions. A un moment donné il faut prendre des décisions. Il est très important que l’on puisse rentrer dans cette saison touristique et un peu alléger les règles de distanciation dans les restaurants. »

« Cette bureaucratie est totalement inefficace et a toujours un temps de retard sur l’épidémie, alors qu’il y a des centaines de milliers d’emplois à la clé, et la survie de bon nombre d’établissements. La question, c’est combien d’entreprises vont pouvoir être sauvées. Et faire en sorte que ces entreprises soient moins dépendantes des aides publiques car au final, c’est quand-même le contribuable qui paie ; les professionnels n’ont rien demandé, on leur a imposé une fermeture. Ils veulent juste travailler. Disneyland Paris, n’a toujours pas annoncé sa date d’ouverture car il dépend à 50 % des clientèles étrangères : or l’écosystème Disneyland représente 30 000 emplois. Les restaurateurs des zones touristiques, notamment sur le littoral, vont avoir 3 ou 4 mois pour survivre et payer leurs charges, car les prêts consentis vont devoir être remboursés in fine. C’est tout un corps social qui est en danger. Il faut arrêter de faire semblant et prendre des mesures efficaces, pragmatiques, que l’on reparte dans une économie et que l’on ait plaisir à partir en vacances. Aujourd’hui, les réservations accélèrent peu à peu mais on est très éloignés d’une situation viable pour bon nombre d’entreprises. »

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