Airbnb : des zones urbaines en tension

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Publié le 09.08.2018

Airbnb fait état de plus de 400 000 logements en France, ce qui fait de notre pays le 2e pays au mon de pour l'offre sur cette plateforme. Face à ce développement, la crainte de muséifier les quartiers est bien réelle. Est-elle justifiée ?

A Bordeaux par exemple, le nombre de logements Airbnb a été multipliée par 4 ces dernières années. Le principal risque est que ces locations entraînent les p^rix  à la hausse et que les habitants n’arrivent plus à s’y loger. Le quartier devient alors exclusivement à l’usage des touristes, ce qui provoque à son tour une disparition des commerces de proximité. L’équilibre entre une vie de quartier « normale » et la « mono utilisation » des touristes est fragile mais doit être préservé pour un développement harmonieux des territoires.

Il ne s’agit pas d’interdire Airbnb, qui répond aux besoins des groupes nombreux qui ne peuvent être hébergés en hôtellerie, séduit les millenials en recherche d’innovation ou permet à des ménages plus modestes de partir en vacances.  Mais aujourd’hui on constate une forte professionnalisation et une logique d’investisseurs parmi les loueurs Airbnb, à l’opposé du concept participatif initial : recevoir des hôtes chez soi, leur faire profiter de ses expériences et bons plans, échanger, etc.

Il est important alors de réglementer l’activité, en limitant la rentabilité pour les loueurs professionnels, ou en taxant la plateforme elle-même. Un hébergement aussi performant doit être fortement contributeur pour le territoire, créer de la richesse. Le développement du tourisme n’est soutenable pour une destination que s’il génère des retombées économiques en limitant l’impact social et environnemental.

 

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